Croisière en Haute Egypte

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Rien à faire, Jimmy le dromadaire ne veut plus avancer. Les fameuses 504 peugeot egyptiennes sont plus confortables, mais elles auraient sans doute des difficultés à avaler les kilomètres le long du Nil (+ de 6600 km).

Pour la découverte de la Haute Egypte, nous avons donc opté pour le bateau.

Les choses sérieuses commencent véritablement à Louxor, l’ancienne Thèbes.

On peut y découvrir le plus grand temple d’Egypte: Karnak. Il s’agit d’une destination idéale pour comprendre l’organisation des temples anciens. Vous decouvrirez notamment la salle hypostyle. Elle est facilement remarquable: c’est une forêt de colonnes. On peut en compter 154 à Karnak.

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Decouvertes architecturales donc à Karnak mais aussi historiques. Par exemple, les 2 obelisques qui se dressent au centre du temple rappellent la haine de Touthmosis III pour sa tante (et par la même occasion belle mère) Hatchepsout. Touthmosis apprécie tellement sa belle mère que durant toutes ses années de règne, il s’attache à effacer et détruire toute trace de son existence. A Karnak, il ne peut détruire l’obélisque de Hatchepsout. En effet, l’obélisque est symbole de vie. En détruisant cet obélisque, il signerait son arrêt de mort. Touthmosis se résigne donc à construire un mur en pierre pour masquer l’obelisque. On rentrant dans le temple, les Egyptiens pouvaient seulement voir le sien. Mais qu’avait donc fait Hatchepsout pour mériter un tel acharnement ? Et bien, tout simplement, elle a fait tout son possible pour priver Touthmosis de pouvoir et le garder pour elle même. Hatchepsout est le seul pharaon femme.

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Enfin, Karnak est un lieu idéal pour découvrir les divinités de l’ancienne Egypte. Karnak a été construit pour rendre hommage au plus grand des Dieux égyptiens : Amon. Il est représenté avec une tête de bélier. C’est lui même qui vous accueillera à l’entrée de son temple.

Après toutes ces découvertes, rien de tel qu’un petit verre frais en terrasse. Nous vous recommandons le Winterpalace. Très bel établissement au centre de Louxor.

Profitez de son jardin. C’est un bol d’air dans le désert. Le Louxor c’est super, mais il fait chaud. 25° en janvier, 55° en juillet….

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Après une petite pause, il est bien d’enchainer avec la visite du temple de Louxor. Attention, la nuit tombe vite en Egypte. Mais, pas de problème, la visite du temple by night est aussi spectaculaire. A l’entrée du temple, vous pourrez admirer l’obélisque de Louxor offert par la France. Quoi ? Non, nous n’inventons rien. Les 2 obélisques de Louxor ont été offerts à la France par le vice roi Mehmet Ali au roi Charles X. Encore une bonne idée de Monsieur Champollion… Beau cadeau certes, mais aussi un peu cadeau empoisonné tout de même. Il faudra en effet presque 3 ans pour transporter l’obélisque droit sur la place de la concorde à Paris. Avant d’apporter l’obélisque gauche, on decide d’attendre un peu. Finalement, Monsieur Mitterrand juge qu’il est mieux de laisser l’obelisque gauche à Louxor. Il restitue donc cet obélisque de manière officielle. Grand geste de la France…

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Avant de quitter Louxor, vous devrez aller découvrir de l’autre côté du Nil la vallée des rois et ces tombes. C’est dans cette vallée que l’archéologue Carter découvre la tombe de Toutankhamon en 1922.

Sur les nombreux bateaux de croisière présents sur le nil, vous verrez des paysages fantastiques.

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En route pour Assouan, nous vous conseillons une pause à Edfou pour visiter le temple consacré au Dieu Horus. Le dieu à la tête de faucon. Si vous préférez les crocodiles, privilégiez le Temple de Kom Ombo.

Arrivés à Assouan, nous vous conseillons de troquer le bateau de croisière pour la fameuse felouque. Demandez à votre équipage de vous conduire au Village nubien. Vous y decouvrirez les maisons colorées et les Nubiens. Peuple qui a dû quitter ses terres lors de la construction du barrage d’ Assouan. Autre destination exceptionnelle : le temple de philae. Lui aussi a dû quitter son emplacement d’origine, toujours en raison du barrage d’Assouan (mais le 1er cette fois). Le temple de Philae est consacré à la déesse Isis. Cette divinité est très facile à reconnaître, elle a un petit telephone portable sur la tête.

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Pour conclure en beauté la visite de la Haute Egypte, allez faire un tour à Abu Simbel, chez Ramsès II. Le temple est exceptionnel. Tant l’extérieur que l’intérieur. La traversée du désert de Assouan à Abu Simbel (260 km) est aussi superbe.

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Mais attention, ne cédez pas à l’appel des mirages. Attendez d’être de retour à Assouan pour profiter d’une bonne boisson fraiche.

4 réponses pour “Croisière en Haute Egypte”

  1. Amédée indique :

    Ce pays ,je l’ ai découvert en 1999.
    Moi aussi j’ ai parcouru le desert à dos de chameau!
    j’ai vogué sur le Nil (ce fleuve qui a permis à la vie de prospérer) .Jètais émerveillée par cette terre d’ aventures , de traditions. Des Pyramides , des Temples ,des Tombes , des Colonnes , des Sculptures , des Hiéroglyphes
    l’ Egypte est pour moi le plus grand musée à ciel ouvert du monde.
    A bientôt ,pour la découverte d’ un autre voyage…Amédée

  2. Rémi indique :

    Merci Awesome guide pour cette ballade au coeur de l’Egypte !
    Je ne connais pas encore ce pays mais les commentaires et quelques photos confirment mon impression: des paysages magnifiques et une civilisation à découvrir
    Bonne continuation !
    Rémi

  3. habibi indique :

    L’Egypte, je m’en souviens au travers de ma grand-mère. C’était le rêve de toute sa vie. Un rêve qu’elle n’a réalisé qu’à l’âge de soixante-sept ans. Elle n’a depuis cessé de m’en conter l’histoire : les soubresauts du chameau, les vendeurs de bibelots, la nonchalance voluptueuse d’une balade en felouque, sans oublier le souvenir étrange que lui avait laissé le regard serein d’un vieil homme nubien à la peau d’ébène.
    Quel dépaysement me disait-elle!
    Elle n’avait jamais connu que la France et elle découvrait des paysages impensables chez nous, un territoire fait de contrastes, partagé entre la vallée fertile du Nil et le soleil brûlant du désert. On se sent, paraît-il, écrasé d’admiration devant les vestiges titanesques d’une civilisation plurimillénaire.
    Que nous reste-il en France de cette époque lointaine? Des pointes de flèche, quelques céramiques et des mégalithes impressionnants qui n’égalent en rien le raffinement des temples égyptiens. Dans les Alpes, la Vallée des Merveilles nous a laissé de très belles gravures. Pourtant c’est encore la préhistoire et faute de témoignages écrits, la vie et les croyances de ces peuples sont restées dans l’oubli.
    En Egypte, au contraire, les temples et les tombes sont autant de livres ouverts sur une époque révolue qui nous éblouit toujours par son ingéniosité et ses richesses.
    L’Egypte est sans aucun doute une destination merveilleuse car elle nous transporte dans un autre monde. Mais c’est un voyage qui doit se mériter quitte peut-être à l’attendre plusieurs dizaines d’années pour savoir l’apprécier à sa juste valeur. Malheureusement, certains ne sauront apparemment jamais goûter ce plaisir. Incapables de s’adapter ou même de tolérer un autre mode vie, une autre culture que la leur, ils chercheront désespérément les chaînes françaises sur leur poste de télévision, le plateau de fromages dans le buffet. Vous les repérerez assez aisément car ils passeront plus de temps à la réception qu’en excursion: se plaignant que leur suite est trop petite, la piscine pas assez grande ou que les Egyptiens les importunent avec leurs bakchichs, leurs felouques et leurs « calèches! », « calèches! ». Ils passeront des heures entières à marchander dans les souks trop heureux de pouvoir rapporter ce qu’ils croient représenter l’Egypte:
    - 2 papyrus en fibre de bananier calligraphiés à leur nom,
    - 3 Osiris en plastique compressé,
    - 4 djellabas en laine de chameau made in China.
    Et j’oubliais 2 cartouches de cigarettes pour intoxiquer toute famille à moindre coût.

    Voici le français type, râleur bien sûr. Mais pour moi, voyager c’est accepter d’être dépaysé, d’être dérouté, d’être bouleversé dans ses petites habitudes…s’ouvrir à l’étrangeté.
    Que ceux qui préfèrent leur piscine olympique, leur cabriolet climatisé et leurs 12m2 citadins restent chez eux. Là au moins, ils ne risquent pas de gâcher vos vacances. Quant à moi, j’attendrais peut-être une dizaine d’années de plus pour partir sur les traces de ma grand-mère à la découverte du Nil. Inchala !!

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